Cabaret Brautigan

CABARET BRAUTIGAN

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Un massage cardiaque à base de musique et d’arts plastiques pour maintenir la fête à flots.

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« Disons que mon esprit est un taxi quand soudain (Nom de Dieu qu’est-ce qui se passe !) Vous êtes dedans »

Richard Brautigan, dans « Why unknow poets stay unknown »

Déroulé d’une séquence :

Lorsque le public s’installe, il observe, au centre du plateau, un groupe de musiciens. Autour d’eux, posés au sol, des accessoires et des éléments de décors dont la cohérence échappe.
Une bande de «ninjaartistes» surgit. La musique a commencé. L’image se met en place. Elle traduit en «tableau vivant» le poème chanté.

Bientôt, les traces du passage des ninjaartistes vont établir les «couches sédimentaires» de la soirée. La fête connait des hauts, des bas mais est maintenue. Les restes encombrent les musiciens. Un moment arrivera où l’on ne pourra plus «jouer».

Que ce soit le plus tard possible!

Déroulé d’une séquence,
l’exemple : « Phantom Kiss »

Extrait du recueuil : «Why unknow poets stay unknown.»

«There is no worst hell
than to remember vividly
a kiss that never
occurred.»*

«Il n’y a pas pire enfer, que de se rappeler intensément d’un baiser qui n’est jamais venu».

Dans l’exemple de « Phantom Kiss »,une musique pulsatile se fait entendre qui évoque Steve Reich (ou peut-être un restaurant chinois). De la fumée sort des coulisses quand soudain, les “ninjaartistes” surgissent portant à bouts de bras un dragon chinois. Sa tête se transforme en une énorme bouche pulpeuse d’où jaillira l’image d’un baiser (de la mort ?) projeté sur un écran de fumée. L’image disparait quand la fumée se dissipe. Une lumière aveuglante plonge la scène dans un contre-jour. Le chanteur clôt la scène sur un pathétique « never occured ».

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